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INTRUDERS PROJECT - 09.05.2019

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                  Parfois la découverte d'un spot se fait complètement par hasard. Où que je sois, quand je suis sur la route je suis toujours en quête de maisons abandonnées. Et là pour le coup, le hasard a bien fait les choses. Une invitation à déjeuner chez des amis, et j'ai oublié d'emmener le pain comme c'était prévu. Direction la boulangerie du village. Sur le retour, un carrefour. "Et si je prenais à gauche au lieu de passer comme d'habitude par la droite ?". 300m plus loin, je tombe sur cette superbe maison de maitre, volets fermés, parc non entretenu. N'ayant pas le temps de m'arrêter (Ne pas ,faire attendre le boeuf bourguignon qui, lui, est prêt) j'envoie un message à Emma et nous nous promettons de revenir dans quelques jours pour approfondir le sujet.

 

                  Nous sommes donc un dimanche matin quelques semaines plus tard, et nous voilà devant cette bâtisse, sans savoir si il y a un passage ouvert pour rentrer. Nous faisons un rapide tour du monument, et lorsque nous arrivons sur l'arrière, nous constatons qu'une partie du bâtiment est habité. Un petit jardin, des poules... Un chien. Nous avons tout intérêt à nous faire discret. La partie habitée se situant à l'arrière des granges, et non pas de la demeure principale, nous décidons de tenter notre chance. Grand bien nous en fasse, nous trouvons un passage dès le début de nos recherches, par....... l'entrée principale. Tout simplement. Pourquoi faire compliqué lorsque l'on peut faire simple.... L'accès n'est pas des plus facile car il y a une barrière naturelle faite de ronces et d'orties. Le temps de faire passer notre matériel, se cacher de la route pour tirer la porte déjà entrouverte, et nous voilà dans un vestibule. C'est tellement grisant de découvrir l'intérieur d'un nouveau spot. Les premières secondes sont tellement excitantes... Grosse poussée d'adrénaline. 

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                  Nous sommes donc dans une sorte de vestibule. Vide. Nous avons refermé la porte d'entrée. Nos lampes torches nous montrent que le parquet est en très mauvais état. Nous devons marcher sur des oeufs. Non seulement pour éviter de tomber au niveau en dessous, mais également pour ne pas nous faire repérer par la petite famille habitant sur l'arrière.. Nous passons donc ce petit vestibule et nous retrouvons dans une pièce remplie d'objets tous plus divers et variés. Des chaises longues, un fauteuil, des sacs de ciment, de la vaisselle, des tables. Un lit. Il n'est pas rare de trouver des spots qui servent de dépôt aux propriétaires, ou aux locataires. Toujours est il qu'il n y a pas dû y avoir de passage dans cette pièce depuis un petit bout de temps car tout est recouvert de poussière, et les arachnides ont pris possession des lieux. Pour le plus grand plaisir de Emma. Nous immortalisons les lieux avec pas mal de photos en macro ou en plans serrés, et nous passons dans le couloir situé à droite par rapport à l'entrée.

 

                 Celui qui est juste au dessus de la partie habitée. Une fois dans le couloir nous décidons de commencer par les deux pièces de droite. Qui sont dans le noir. Nous allumons nos torches, et ne faisons pas long feu ici car il n y a vraiment rien a voir, hormis quelques pans de peinture décollée. Nous passons en face. Deux pièces, beaucoup plus intéressantes. Le sol de la première, une ancienne chambre, est quelque peu fragile. Une belle cheminée, un cadre photo, vide, que la tapisserie, décollée à cause de l'humidité, est venue tutoyer. Très photogénique. Mais quel dommage que le cadre soit vide. C'est toujours fascinant de découvrir les visages des anciens propriétaires de tous ces lieux que nous visitons. Parfois on trouve un nombre incalculable de reliques. Des photos datant de plus d'un siècle, des lettres de poilus. C'est souvent très émouvant. Mais ce ne sera pas le cas cette fois ci. Le cadavre d'un sac à main, déchu de ses droits, est posé sur le sol, au milieu de la pièce. Il attend avec impatience un nouveau bras, une épaule, pour venir le délivrer. Mais cet espoir est sans doute vain. Puis nous jouons avec le squelette d'un lustre ayant perdu tout son..... lustre. (Pardon.. Elle était facile celle là...). C'est fou tout ce que l'on peut trouver à immortaliser dans une pièce presque vide. Sans meubles. Et en très mauvais état.

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                  Nous revenons dans le couloir afin de passer dans la pièce suivante. Une salle de bain. Enfin ce qu'il en reste. Le plafond s'est en partie effondré. Le sol est couvert par de grosses plaques de plâtre. Nous ne pouvons pas ouvrir les volets car la pièce donne juste au dessus du jardin des gens qui habitent le bas. Nous essayons de rester discrets, chuchotons, et marchons le plus doucement possible. La tension est palpable. Trop de bruit et s'en est fini de notre escapade...

 

                  Un parapluie ouvert et totalement démembré jonche le sol au centre de la salle de bain. Dans le coin, au fond à droite par rapport à l'entrée, trône une baignoire en céramique. Le fond de celle-ci est maculé de.. De on ne sait pas quoi en fait. De la terre ? Autre chose ? Nous avons l'impression que, fut un temps, la bâtisse était vouée à abriter, certains jours de pluie, chèvres et autres moutons paissant dans le parc... Nous repassons dans le couloir afin d'aller vers la porte qui, à l'autre extrémité du couloir, fait face à celle de la première pièce que nous avons visitée en arrivant. Après avoir grimpé les deux marches force est de constater que nous n'allons pas prendre le risque d'aller marcher sur le parquet complètement vermoulu ou, par endroits, presque totalement absent. Ne reste que, par endroits, les poutres de soutènement. Hors de question d'aller par là,  au risque de se retrouver 4m plus bas, dans la grange. Demi tour. Sur la droite, juste avant la porte de la salle de bain et donnant sur le couloir, les toilettes. Un robinet doté d'un bel ornement et d'un petit évier en céramique fait son effet. Il est temps de repasser dans la pièce principale et de prendre le couloir nous faisant face, à gauche de l'entrée principale, afin de voir de quoi il retourne... 

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                  Une fois dans le couloir se situant à gauche de l'entrée, nous commençons notre inspection par la première pièce à droite, à savoir la cuisine. Véritable capharnaüm. Il reste une gazinière couverte de graisse, des éviers en céramique. Le sol est jonché de débris. Aussi étonnant que cela puisse paraitre il reste aux murs quelques objets usuels, accrochés à des clous. Nous trouvons une louche, une passoire, encore en place. Il y a aussi quelques autocollants sur les murs. C'est toujours fascinant de voir des traces de vies antérieures dans ces lieux. Mais savoir que dans ces pièces ont vécus des familles, des couples. Savoir que des enfants ont joué dans ce parc, pris des repas dans la salle à manger que nous allons découvrir plus tard, est grisant...  Pourtant, ici, il est très difficile de se projeter compte tenu de l'état de dégradation des lieux. Nous passons dans la pièce suivante qui devait être une chambre. Tapisserie jaune aux murs, décollée bien sur. Cheminée. Rien d'autre. Au fond du couloir il y a des toilettes, et nous découvrons que les deux portes situées à gauche dans le couloir, donnent sur une même et unique pièce, qui devait être la salle à manger.

 

                  Toute en longueur, elle arbore une belle cheminée ornée d'un beau miroir, cassé. Juste en face se trouve un escalier montant dans les greniers. À l'image du reste de la bâtisse le tout est en très mauvais état. je ne sais pas depuis combien de temps l'endroit est délaissé, mais cela doit bien faire plusieurs décennies. Des pans entiers de tapisserie se décollent et tombent en lambeaux vers le sol. Les rideaux sont encore en place, ce qui donne un semblant de vie dans la pièce. Dans le coin, côté escalier, un cadavre de plante nous nargue.. Semblant vouloir nous faire culpabiliser d'arriver trop tard pour la sauver. En jaugeant la pièce on ne peut qu'imaginer les grandes tablées qui ont pu avoir lieu dans cet endroit. Les murs ornés de tableaux , ou de miroirs tous aussi resplendissants. Le feu dans la cheminée donnant de la chaleur aux convives, au propre comme au figuré. Les grandes discussions enfievrées comme dans toutes les familles... Les engueulades... Où encore la galette des rois en plein mois de janvier, juste après les fêtes, avec les petits enfants passant sous la table et énumérant au hasard, un par un, le prénom des convives afin de donner telle ou telle part de galette, alors que bien sûr, forcément, c'est toujours  le plus jeune qui se retrouve avec la fève... Cette pièce est peut être la seule où l'on peut vraiment essayer de se projeter. Imaginer des scènes de vie.

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                  Sous l'escalier, un cagibi. Vide. Allons voir ce qu'il se trame à l'étage au dessus. Nous montons l'escalier avec prudence et nous retrouvons dans des greniers. Que ce soit à droite ou à gauche, le sol est en très mauvais état. N'allons pas nous mettre en danger pour deux ou trois photos de plus. Ça ne sert à rien. Il faut savoir rester raisonnable. Nous redescendons et filons dans la cave dont l'accès est juste en face de la salle à manger, à côté de la porte de la cuisine précédemment visitée. Des frigos, un vieux téléphone, une chaudière, des, prospectus pour une résidence en construction dans le coin. Il est écrit dessus "1975"... 44 ans. Je ne m'étais donc pas trop trompé en pensant que les lieux étaient abandonnés depuis plusieurs décennies. De la vaisselle. Des coffres, des livres. Une grosse caisse avec le nom "Alger" écrit dessus. Les prioritaires étaient peut être dans l'import export ? Et avaient manifestement investi dans ce gros projet immobilier datant de cette époque. 

 

                  Nous remontons et faisons un dernier tour dans la pièce juste en face de la porte par laquelle nous sommes entrés. Toujours avec prudence de peur d'alerter les locataires (propriétaires ?) vivant sur l'arrière. Et ce d'autant plus que nous entendons des voix et le chien aboyer. Il va falloir se faire discret pour repartir. Nous prenons encore un peu de temps afin d'immortaliser un service à thé, un vieux poêle à gaz, un tableau et sa toile déchirée... Que c'est triste de voir tout ça en totale déshérence... Que faudrait il faire pour réhabiliter ce lieu perdu au milieu de nulle part ? Trouver des passionnés voulant faire des chambres d'hôtes serait la meilleure solution.. Mais à quel prix ? Et plus le temps passe, plus les travaux seraient importants. Mais maintenant il est temps de filer. Nous repassons par la porte principale, descendons l'escalier extérieur, passons le barrage de ronces tant bien que mal, traversons le parc avec discrétion, immortalisons le portail ne faisant plus son office, et regagnons la voiture. Soulagés de ne pas avoir vu qui que ce soit, de ne pas avoir croisé la route de ce chien que nous avons entendu.... 

PHOTOS LAURENT

Le visionnage des photos étant assez fastidieux sur cette page je ne peux que vous encourager à aller les regarder sur la page Facebook de Urbexer's. Liens des deux galeries ci dessous.

Si vous n'avez pas Facebook, visionnez les photos ci dessous. Vous pouvez les laisser défiler, mais vous pouvez aussi cliquer au centre pour les ouvrir en grand format non recardé.

DIAPORAMA 1

(39 PHOTOS)

DIAPORAMA 2

(33 PHOTOS)

PHOTOS EMMA

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DIAPORAMA 1

(39 PHOTOS)

DIAPORAMA 2

(34 PHOTOS)

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QUELQUES PRÉCISIONS UTILES

Pour des raisons de sécurité nous ne communiquons jamais les adresses des lieux que nous visitons. Nous n’encourageons personne à explorer ces lieux par ses propres moyens, car de nombreux accidents, parfois graves voire fatals sont à déplorer dans les lieux abandonnés. il faut le savoir. Abstenez vous également de nous demander l’adresse par message privé. il n’y aura aucune réponse de notre part, merci de votre compréhension. Sachez que lors de cette exploration, aucune dégradation n'a été commise. Aucune effraction n'a été faite pour pénétrer à l'intérieur. Aucun vol n'a été commis. Notre présence est simplement motivée par l'envie de mettre en valeur cet espace abandonné. Rien d'autre. Nous n’avons aucune information à ce sujet, mais si vous êtes propriétaire de cet endroit et que la publication photographique sur ce site vous gêne, nous procéderons à sa suppression immédiatement sur simple demande via notre onglet "contactez nous"

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