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INFECTION PROJECT - 10.12.2017

                 

 

 

                 

                  Parfois il suffit juste de pousser une porte... 

                  Cette semaine là nous avions décidé de partir en "week end urbex" à quelques deux cents kilomètres de notre ville de résidence.  Nous avons prévu trois sites pour le dimanche, largement de quoi satisfaire notre soif de photos. Rendez vous samedi matin chez Emma pour le rituel du "café d'avant départ", puis, profitant du temps que nous avons en voiture, nous décidons de le mettre à profit afin d'en savoir plus sur nos trois spots. Un village, un château en ruine et un grand bâtiment plus moderne abandonné depuis presque trois ans. Nous décidons de l'ordre dans lequel faire les choses. Puis, par acquis de conscience, nous allons jeter un oeil à la météo........ Mal nous en a pris. Mon Dieu, Horreur ! C'est un véritable déluge qui devrait s'installer sur la région durant deux jours. Mais il en faut plus pour nous décourager. Nous filons droit devant....

 

                  Après une bonne moitié du voyage effectué, ventre vide et estomac grondant, il est temps de s'arrêter manger quelque part. Quelques minutes plus tard nous ne pouvons que nous résoudre à stopper dans un endroit que nous qualifierons de "cantine rapide pour personnes pressées" pour un "food" très "fast". Notre estomac aussitôt sustenté que nous repartons .. Et là, juste devant nous, un énorme bâtiment de quatre étages qui à l'air complètement abandonné..... la tentation est grande de s'arrêter. Mais non, soyons sérieux, là n'est pas notre but ce week end. Mais nous prenons des informations et nous rendons compte que le colosse est abandonné depuis 1999. Tour à tour hôpital, maison de retraite, quartier militaire et d'isolement, il sera passé par toutes les cases. Nous nous promettons de revenir dans les mois qui se profilent devant nous et continuons vers notre destination finale malgré le temps gris et la température qui baisse.

                   La journée se passe, la soirée s'étire, et le lendemain matin c'est devant un véritable mur d'eau que nous prenons le petit déjeuner. Nous décidons illico de laisser tomber le château, qui n'a plus de toit, afin d'éviter de se tremper et surtout, le vent étant cataclysmique, de se prendre une pierre sur le coin du crâne. Gardons toujours à l'esprit que l'urbex est dangereux... Nous décidons malgré tout d'aller en repérage vers notre deuxième site, le village que nous avons repéré sur Google Map. Nous avons une trentaine de kilomètres à faire et une fois arrivés sur les lieux force est de constater que le temps ne va pas en s'arrangeant. Hors de question de sortir le matos photo en terrain découvert avec cette pluie.  Mais le village est bien là, "protégé" par un portail qui bloque l'accès en voiture. Une dizaine de chasseurs sont devant celui ci, bravant les éléments. Nous décidons de nous éclipser afin de fuir leurs regards méfiants et accusateurs. C'est vrai, qu'est ce qu'on fiche là avec ce temps !! Et vous ?  Deuxième spot annulé..... Direction notre énorme bâtiment repéré dans la semaine... 

                  Trente minutes plus tard nous voilà devant le mastodonte. Tous les accès extérieurs, anciens comme récents, ont été renforcés, cadenassés, panneau bleu en sus nous précisant que le site est sous surveillance électronique..... Bon, ça sent mauvais.... Nous faisons tout de même le tour du propriétaire, et dénichons un passage dans un grillage... Il y a déjà eu de la visite. Mais nous sommes en plein jour, un chien juste en face de notre entrée donne l'alerte à tous les alentours, les maisons en contrebas ont une vue directe sur le site qui est en plein terrain découvert...... Force est de constater que ce sera "week end chou blanc" en lieu et place du "week end urbex".

 

                  La mort dans l'âme nous décidons de rentrer dans nos pénates... Mais c'était sans compter sur le facteur chance. Il fait déjà nuit noire malgré qu'il ne soit que 18h30, et n'ayant rien avalé depuis le petit déjeuner gargantuesque de ce matin, nous décidons de nous arrêter grignoter. Nous voilà de retour au pied de notre colosse de la veille. L'ancien hôpital... Tentant, prêt à nous happer... Emma émet une idée. "Au point où on en est, faisons le tour, non ?" Nous voilà partis sous la pluie, face au vent, afin de jeter un oeil sur la bâtisse. Chose étrange, il y a de la lumière au rez de chaussée. Effectivement nous avons appris plus tôt grâce à la personne qui nous a servi les repas qu'il y a encore des cours donnés aux étudiants infirmiers. C'est le seul signe de vie du bâtiment. mais il donne sur la rue. Vaille que vaille, les accès sur l'arrière étant condamnés, nous décidons de trouver quelqu'un afin de nous éclairer sur la meilleure façon de faire afin de demander des autorisations officielles pour shooter dans les étages abandonnés... Après tout, qui ne tente rien n'a rien. La chance est avec nous car en plus d'avoir laissé la lumière, la porte est ouverte... Nous rentrons donc en simple visiteurs que nous sommes, le matériel photo étant resté dans la voiture, à la recherche de quelque gardien, fantôme, ou encore âme errante, susceptible de nous renseigner sur la meilleure façon de procéder. Force est de constater qu'il n y a pas âme qui vive dans le bâtiment. Les âmes errantes étant invisibles, elles nous guettent peut être mais ne nous le font pas savoir... Nous décidons donc, nous aussi, d'errer et de prendre quelques photos à l'aide de nos smartphones. 

                   

                 

                  Boostés par cette première incartade, nous décidons, devant le peu de photos intéressantes que nous avons et surtout afin de ne pas rentrer bredouilles de notre week end, nous décidons donc de tenter notre chance avec les autres entrées donnant sur la rue.... Et nous voilà partis à l'assaut des fenêtres et portes qui se présentent devant nous. Fermée, fermée, fermée, fermée..... OUVERTE  !!! incroyable. Est-ce un oubli ? Le lieu est-il squatté ? Toujours est il que s'offre à notre curiosité un long couloir noir.... Lugubre... Dans lequel nous commençons à nous enfoncer, sans lampes torches ou frontales, celles ci étant restées dans le coffre de la voiture.... De toute façon ce n'est pas bien compliqué, comme dans tous les hôpitaux c'est un long couloir avec des pièces à droite et à gauche. No stress. Mais c'est vrai que voir ce long corridor sombre devant nous, cachant ses secrets, a quelque chose d'angoissant... Nous progressons en terre inconnue, chaque chambre révélant ses secrets, ou non. Certaines sont totalement vides, dans d'autres il reste un lit, un paravent, du matériel médical... Nous avons matière à faire des photos sympas.

 

                  Lorsque nous arrivons au bout de ce long couloir similaire à une piste de bowling, une porte...... Nous nous prenons à rêver, les étages sont ils accessibles ???  Il est déjà 20h30, nous venons de passer 45mn ici... Nous n'osons pas imaginer le temps qu'il nous faudra pour couvrir les milliers de m2 s'offrant à notre curiosité au dessus de nos têtes.... Nous n'osons pas imaginer non plus la question qui va se poser : "Prendre les appareils et passer une partie de la nuit ici ?? Ou partir et revenir un autre jour avec le risque que ce soit condamné...??" Mais chacun de nous connaissant bien l'autre, nous savons bien quelle décision serait prise.. Rester. Quoi qu'il en soit...... La porte est fermée, condamnée. Sérieusement condamnée même. Hors de question de casser quoi que ce soit. Respectons le lieu. Il en sera ainsi, notre périple a commencé par une porte poussée au hasard, avant de se terminer devant une autre porte, définitivement close. Mais quoi qu'il en soit, nous n'avons pas tout perdu, nous avons de la matière, nous ne rentrerons pas bredouilles.

 

                  Comme quoi parfois, le hasard fait bien les choses... 

                  Comme quoi parfois, il suffit juste de pousser une porte... 

                                                                                              PHOTOS EMMA

                                                                            

 

                                                                                           

                                                                                           PHOTOS LAURENT

                  

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Pour des raisons de sécurité nous ne communiquons jamais les adresses des lieux que nous visitons. Nous n’encourageons personne à explorer ces lieux par ses propres moyens, car de nombreux accidents, parfois graves voire fatals sont à déplorer dans les lieux abandonnés. il faut le savoir. Abstenez vous également de nous demander l’adresse par message privé. il n’y aura aucune réponse de notre part, merci de votre compréhension. Sachez que lors de cette exploration, aucune dégradation n'a été commise. Aucune effraction n'a été faite pour pénétrer à l'intérieur. Aucun vol n'a été commis. Notre présence est simplement motivée par l'envie de mettre en valeur cet espace abandonné. Nous n’avons aucune information à ce sujet, mais si vous êtes mandaté ou propriétaire de cet endroit et que la publication sur ce site vous gêne, nous procéderons à sa suppression sur simple demande via notre onglet "contactez nous"

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